Famille et sécurité sociale

Malgré l’amélioration de la qualité de vie et la prospérité d’une bonne partie de la population, l’écart entre les classes sociales s’accroît continuellement, et la situation des plus défavorisés ne cesse de s’aggraver. Ce qui est vrai à l’échelle tant mondiale que nationale l’est aussi au niveau de notre canton. Les JSN, préoccupés par cet état de faits, sont convaincus de la nécessité d’œuvrer pour plus de solidarité et plus d’équité entre les individus et entre les générations, afin de lutter contre la paupérisation, la stigmatisation voire même l’exclusion des plus faibles. Pour parvenir à réaliser cet objectif, les JSN souhaitent mettre en place des mesures de soutien particulières.

Soutien aux familles

En tant que cellule sociale fondamentale, la famille – tant traditionnelle que monoparentale – doit faire l’objet d’une attention toute particulière. Trop souvent, l’intérêt des familles a été ignoré par les politiques, oubliant ainsi par là-même d’où ils viennent. Or pour les JSN, il semble clair qu’aucune société ne peut fonctionner sainement si les familles vivent dans des situations difficiles. En donnant la possibilité aux familles d’évoluer dans les circonstances les plus favorables possibles, des effets positifs se feront sentir dans tous les autres domaines de la société. Les JSN souhaitent que des mesures soient prises à différents niveaux pour concilier au mieux la vie de famille, l’éducation des enfants et l’activité professionnelle des parents.

Ainsi, les JSN proposent en premier lieu une augmentation des allocations familiales inversement progressive au revenu imposable des parents ; ils suggèrent également une amélioration des moyens d’aide aux familles en difficulté, tant pratique que financière (subsides complémentaires pour payer certains frais engendrés par les enfants, augmentation de l’offre dans les crèches, mise à disposition d’assistant-e-s sociaux pour les familles).

Les JSN souhaitent également l’introduction d’horaires continus dans les écoles avec les structures adaptées à cet objectif, afin de permettre une organisation des parents qui soit plus conciliable avec leur vie professionnelle.

Enfin, les JSN s’engagent pour l’instauration d’une « allocation spéciale d’études » destinée aux familles à bas revenus (moins de 60’000 francs par an et selon le nombre d’enfants) pour leurs enfants qui entreprennent des études supérieures ou une formation particulièrement coûteuse. En effet, nous sommes d’avis que la situation financière d’une famille ne doit pas être une entrave à la formation et à la réussite des enfants (cf. thème « éducation-culture).

Plus de places de travail à temps partiel

A l’heure actuelle, bon nombre de familles doivent se résoudre à placer leurs enfants à la crèche ou faire appel à d’autres personnes pour les garder ; or dans certains cas, lorsque les deux parents doivent travailler pour pouvoir faire tourner leur ménage, une telle situation représente des coûts élevés et difficile à prendre en charge. Les JSN pensent qu’un tel problème vient principalement du fait de la grande rareté des places de travail à temps partiel (50% et moins). Or ils sont d’avis que la situation actuelle est très loin d’être satisfaisante et doit évoluer. Les JSN demandent dès lors que plus de places de travail à temps partiels soient créées, ou du moins que les entreprises soient encouragées à en créer (par l’octroi de certains avantages), tant pour les femmes que pour les hommes, afin de pouvoir mieux concilier une vie familiale parallèlement à une carrière professionnelle.

Suppression des effets de seuil

Pour les familles et personnes modestes au bénéfice de subsides de l’aide sociale, ou percevant simplement les allocations pour leurs enfants, le fait de gagner quelques dizaines de francs de plus par mois peut soudainement les faire changer de catégorie et faire disparaître d’un coup l’aide financière perçue auparavant, ou du moins la diminuer considérablement. C’est ce que l’on appelle les effets de seuil. La conséquence est au final dans bien des cas une nette diminution du niveau de vie, lorsque ce n’est pas plus dramatique. Mais surtout, étant conscient de ces problèmes, nombreux sont ceux qui décident soit de ne pas travailler (ou de travailler plus), soit carrément de travailler au noir, afin d’éviter de perdre d’un coup une bonne partie de leurs ressources financières à cause de ces effets de seuil. Les JSN sont d’avis qu’un tel système n’est pas acceptable et doit être revu intégralement. Dans ce but, les barèmes actuels doivent être revus, les effets de seuils limés voire supprimés, pour qu’il soit possible à des individus en situation financière précaire de pouvoir augmenter leurs revenus en travaillant plus, sans pour autant perdre d’un coup les subsides et allocations qui leur permettent de maintenir un niveau de vie décent.

Plus de places d’apprentissage pour les jeunes (cf. thème « éducation-culture »)

Le nombre de jeunes cherchant une place d’apprentissage est plus important que le nombre de places d’apprentissages à disposition ; les entrepreneurs hésitent souvent à engager des apprenants par peur des coûts que cela représente. Pourtant, il est démontré qu’un apprenant coûte, à terme, moins cher qu’il ne rapporte à l’entreprise qui l’engage. Il est donc possible d’avoir des apprenants sans pour autant mettre en danger la pérennité du commerce ou de l’entreprise que l’on dirige. Les JSN proposent donc de rendre obligatoire l’engagement d’apprenants proportionnellement au nombre d’employés, pour les entreprises d’une certaine taille, et d’encourager les PME plus modestes à engager des apprenants, par l’octroi d’avantages fiscaux notamment. Cela permettra d’optimiser à la fois le nombre de place d’apprentissage à disposition et le rendement des entreprises concernées.

Salaire minimum

Enfin, il n’existe actuellement pas de convention collective de travail dans tous les domaines d’activité, notamment à cause du refus systématique de certains patrons d’aborder cette question. Pour pallier à ce problème qui permet à certains dirigeants d’entreprises de sous-payer leurs employés, les JSN considèrent qu’il est grand temps que l’Etat agisse là où le privé n’a pas su ou voulu le faire. Dès lors, les JSN proposent l’introduction d’un salaire minimum dans le canton par secteur, dans toutes les branches où aucune convention collective de travail n’aura été négociée entre les salariés et les patrons. Ce salaire minimum devra être fixé en fonction du minimum qu’il faut pour vivre de manière descente dans notre canton (au dessus du minimum vital). Afin d’éviter que le salaire minimal n’augmente par pallier après être resté stable pendant plusieurs années, l’augmentation de ce salaire devra être annuelle et indexée en fonction de l’augmentation du coût de la vie (inflation/IPC). Les conventions collectives actuellement en vigueur détermineront le salaire minimum de base pour la branche en question.

Positions

Les JSN :

▪ Souhaitent que les familles et les personnes en situation de faiblesse fassent l’objet de mesures de soutien particulières
▪ Proposent une augmentation des allocations familiales et l’instauration d’une allocation spéciale d’études
▪ Promeuvent un accroissement des places de travail à temps partiel afin de mieux conjuguer vie professionnelle et familiale
▪ S’engagent pour supprimer les effets de seuil et leurs conséquences néfastes
▪ Proposent d’obliger les entreprises d’une certaine taille à proposer des places d’apprentissage
▪ Oeuvrent pour l’introduction d’un salaire minimum dans le canton

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