Céline Humbert – candidate au Conseil national

«Le travail est une activité vitale, l’expression personnelle de la vie des travailleurs». Par cette description, Emmanuel Kant exprime parfaitement l’importance de l’activité professionnel qui occupe, en moyenne, un quart de nos vies.

La fin d’une formation professionnelle représente, pour chacun, un aboutissement. Elle est signe de liberté et d’indépendance et la réception d’un diplôme, quelle que soit le domaine et le niveau d’étude, marque une étape importante dans la vie de toute personne désireuse d’entrer dans la vie active.

Malheureusement, la réalité du monde du travail oblige la plupart des jeunes diplômés à retomber sur terre, lors de la recherche de leur premier emploi, ceux-ci ne voyant parfois pas d’autres choix que de s’inscrire au chômage.

Le taux de chômage chez les 15-24 ans est en effet particulièrement alarmant. Il représente plus de la moitié du taux de chômage de la population active.

De nombreux facteurs ne sont actuellement pas favorables à l’insertion des jeunes dans le monde du travail. Il s’agit notamment de la volonté des employeurs, qu’ils soient publics ou privés, d’engager des travailleurs ayant déjà plusieurs années d’expérience. Cette exigence, que l’on trouve dans la presque totalité des offre d’emploi, est un véritable frein pour toute personne sortant d’étude.

A côté de cela, on incite les jeunes à faire des hautes études. Si bien que les employeurs sont toujours plus gourmands concernant les qualifications des gens. Le marché du travail étant saturé, une personne bénéficiant d’un diplôme « simple », tel qu’un CFC sans maturité ou un bachelor sans master se verra dès lors défavorisée sur le marché du travail, alors que les compétences nécessaires au poste proposé seraient largement acquises.

Ces deux exemples illustrent les inégalités de traitement entre les différents demandeurs d’emploi et contre lesquelles je souhaiterais m’impliquer pour faciliter l’insertion des jeunes dans le monde du travail.

Si cette problématique me touche particulièrement, c’est parce que j’ai pu en faire le constat personnellement. En effet, ayant terminé mon master en droit il y a un peu plus d’une année, j’ai été confrontée à la question du brevet d’avocat. N’étant pas spécialement attirée par cette profession et convaincue que mes connaissances me permettraient d’accéder à un poste intéressant, j’ai choisi de m’arrêter là et de chercher un emploi. J’ai effectué bon nombre de recherches, j’ai essuyé bon nombre de refus, ce qui a causé une frustration particulière en moi. Frustration de dépenser de l’énergie dans le vide, d’une part, mais également frustration de ne pas pouvoir, dans l’immédiat, changer les choses. Lassée des phrases-types telles que « vous ne remplissez pas toutes les conditions recherchées », j’ai eu la ferme attention de m’engager sérieusement sur ces disfonctionnements qui touchent sans nul doute plus d’une personne présente ce soir.

Friedensreich Hundertwasser a dit « Lorsqu’un seul homme rêve ce n’est qu’un rêve. Mais si beaucoup d’hommes rêvent ensemble, c’est le début d’une réalité ». C’est alors pour cette raison je vous fait part de ma volonté, de mon engagement, de mon rêve. Nous sommes tous concernés et c’est ensemble que nous arriverons à changer les choses !

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