Aurélie Widmer – candidate au Conseil national

Lorsque l’on parle de servir son pays, on pense immédiatement au service militaire, à l’armée et à la défense nationale. Mais il y a bien d’autres moyen d’agir pour la société et son bien-être comme ce qui ce fait dans le cadre du service civil.

Et pourquoi pas repenser le système actuel? Pourquoi pas un service citoyen ouvert à tous, hommes, femmes, suisses et étrangers?

A l’origine, le service civil a été mis en place comme une alternative à la prison pour les objecteurs de conscience ne souhaitant pas effectuer l’armée. Entré en vigueur en 1996, il connait un succès toujours plus croissant malgré de nombreuses entraves pour pouvoir y accéder. Et ce n’est pas seulement pour éviter de se rendre à la caserne, les avantages y sont présents.

A l’heure où l’insertion professionnelle des jeunes est toujours plus difficile et où chaque ligne sur le cv compte pour se démarquer de ses concurrents, l’expérience acquise au cours d’un service civil est un atout indéniable auprès d’employeurs potentiels. Une expérience qui peut être dans son domaine professionnel. Dans le cas des jeunes diplômés par exemple, acquérir une première expérience relève souvent du parcours du combattant et le stage est souvent un passage obligé. Certaines organisations d’ailleurs n’engagent plus de stagiaires mais préfèrent prendre des civilistes. C’est aussi la possibilité de découvrir un milieu, un domaine, des gens que l’on n’aurait jamais eu l’occasion de rencontrer en d’autres circonstances, s’ouvrir aux autres.Or à l’heure actuelle, cette possibilité n’est pas offerte aux femmes ni aux étrangers.

Dans le cadre de ce service citoyen, les jeunes pourraient être actifs dans différents domaines tels que la santé, le social, la protection de la nature, l’entretien des paysages et des forêts, l’agriculture ou encore l’engagement humanitaire. Ainsi, de manière plus globale, cette proposition permettrait de renforcer la cohésion nationale et l’intégration de chacun dans la société. De même, cette idée est également évoquée comme piste pour redynamiser la politique de milice qui peine toujours plus à se renouveler dans certaines collectivités publiques.

Persuadé que le système actuel n’est plus adapté et qu’il génère des inégalités, il est nécessaire d’apporter de nouvelles solutions. Un service citoyen permettant à tout en chacun d’apporter sa pierre à l’édifice et d’oeuvrer d’une manière ou d’une autre pour la Suisse est peut être une solution de demain…

Aurélie Widmer, 29 ans, conseillère communale à Valangin et députée au Grand Conseil neuchâtelois

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