Les Gripens : un mirage bien coûteux

Le 18 mai prochain, la population suisse est invitée à se prononcer sur l’octroi d’un crédit pour financer l’achat de 22 nouveaux avions de combat. Le comité estime que cette dépense, de plus de 10 milliards de francs est inutile et superflue. Cette somme serait beaucoup plus utile ailleurs.

Parler du financement du Gripen, c’est parler d’un gaspillage inutile de plusieurs milliards de francs à l’heure où tout le monde se sert la ceinture. Alors que les partisans de l’achat des 22 avions de combat chiffrent la dépense à 3 milliards, il n’en est rien. Son coût total (comprenant son entretien, le nouvel armement nécessaire, la location transitoire de 11 avions et les investissements immobiliers qui vont avec) s’élèvera à plus de 10 milliards. Cela représente une dépense de 2580.- par ménage suisse. Nous sommes bien placés à Neuchâtel pour voir toute l’incohérence de la droite : alors qu’elle imposait le mois passé au Grand Conseil 160 millions d’économies elle consent au niveau fédéral à des dépenses somptuaires.

De plus, les arguments économiques qu’avancent les soutiens aux nouveaux avions de combat ne peuvent convaincre la population neuchâteloise. Tout d’abord, sur les 3,126mia à l’achat et près de 10mia que coûteront les avions au peuple suisse, les affaires compensatoires promises se montent à moins de 2,5mia de francs ! Ensuite, les définitions d’ « affaires compensatoires » diffèrent. La définition stricte (investissement dépendant de l’achat des Gripen) devrait être appliquée par le bureau fédéral des affaires compensatoires. Mais c’est ce même bureau qui a été amputé récemment d’un membre non-remplacé. Il est dès lors normal de craindre que les affaires compensatoires promises n’en seront pas, le cas de l’entreprise neuchâteloise Orolia en est un exemple criant. Et nous ne pouvons pas ignorer que les affaires compensatoires du F/A 18 prévues n’ont profité à ce jour qu’à 40% à l’industrie suisse.

Enfin, cette somme pourrait être investie ailleurs, dans l’éducation, la santé, les transports, les retraites, ou encore l’énergie. La Suisse a besoin de fonds pour ces domaines, notamment, bien plus que de nouveaux avions de combats qui viendraient grossir la flotte des 32 avions qu’elle possède déjà.

Le comité unitaire neuchâtelois contre le Gripen.

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