NON à l’initiative « financer l’avortement est une affaire privée »

C’est le dimanche 9 février que le peuple suisse se prononcera sur l’initiative ‘financer l’avortement est une affaire privée’, qui propose que les coûts de l’avortement soient radiés de l’assurance-maladie de base afin de l’alléger.

Sous prétexte de faire baisser les coûts de l’assurance-maladie, les intentions du comité ‘financer l’avortement est une affaire privée’ sont transparentes ; sur le long terme, supprimer le droit à l’avortement. Or, cette initiative est médicalement, économiquement et surtout moralement inacceptable !

0,03. C’est le pourcentage des dépenses liées à l’avortement en charge de la LAMal, bien maigre si on le compare au coût des conséquences d’un avortement pratiqué clandestinement – car non, la non-prise en charge des coûts par l’assurance-maladie ne fera pas faiblir le nombre d’avortements, qui a d’ailleurs baissé depuis la loi de 2002 et qui est déjà le plus bas de toute l’Europe. En cas d’acceptation de l’initiative, on ne verrait d’ailleurs aucune incidence sur les primes, selon Alain Berset. Mais alors, pourquoi vouloir changer une loi qui fonctionne visiblement très bien ?

Sous couvert de préoccupations économiques, c’est véritablement un retour en arrière qu’une initiative conservatrice tente de promulguer. Une initiative misogyne, aussi, qui use de moyens douteux et culpabilisants afin d’essayer de parvenir à ses fins, usant à tout va de photos de bébés et de mères heureuses sur son site Internet. Une campagne scandaleuse, qui prétend savoir si la situation familiale, psychologique ou financière d’une femme est suffisamment stable pour s’occuper d’un enfant. Qui tente de porter atteinte à la liberté personnelle, le choix d’une interruption de grossesse ayant été reconnu comme tel en 2005 par le Tribunal Fédéral. Qui porte atteinte à la Convention de l’ONU sur l’élimination des discriminations à l’égard des femmes, ratifiée par la Suisse.

En 2014, une carte de donneur est nécessaire pour prélever les organes d’une personne décédée.  Notre corps nous appartient. Notre mort et notre vie nous appartiennent. Supprimer le remboursement de l’avortement par la caisse maladie, c’est nier la responsabilité des femmes de pouvoir, mais surtout vouloir avoir un enfant. C’est revenir en arrière.

C’est pour toutes ces raisons et bien d’autres encore que l’assemblée des JSN vous recommande à l’unanimité de refuser cette initiative rétrograde et de voter NON le 9 février.

Pour le comité, Jillian Blandenier.

 

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